Audit IJSS : les 7 erreurs les plus fréquentes révélées par un audit

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Audit IJSS : les 7 erreurs les plus fréquentes révélées par un audit

Un audit IJSS met rarement au jour une seule anomalie isolée. Dans la grande majorité des entreprises, plusieurs dysfonctionnements coexistent, souvent depuis plusieurs exercices, sans qu'aucun n'ait été formellement identifié ni quantifié. Voici les sept anomalies les plus fréquemment détectées, et ce qu'elles coûtent concrètement lorsqu'elles ne sont pas traitées.

Anomalie n°1 : Des dossiers ouverts depuis plus de 18 mois sans aucune relance

C'est l'anomalie la plus répandue et la plus coûteuse. Des arrêts de travail anciens figurent toujours dans les encours sans qu'aucune action de recouvrement n'ait été engagée. En l'absence de suivi structuré, ces dossiers ne font l'objet d'aucune alerte, d'aucune relance auprès de la CPAM, et approchent silencieusement du délai de prescription de 27 mois. Lorsqu'ils sont détectés à l'occasion d'un audit, il reste souvent peu de temps pour agir avant que les créances ne deviennent définitivement irrécupérables.

Anomalie n°2 : Un salaire journalier de référence mal déclaré en DSN

Le montant d'une IJSS versée par la CPAM est calculé sur la base du salaire journalier de référence du salarié, tel qu'il a été déclaré par l'employeur via la DSN. Une erreur sur ce salaire de référence, qu'elle résulte d'un changement de contrat mal répercuté, d'une période de référence mal définie ou d'une anomalie de paramétrage dans le logiciel de paie, fausse l'ensemble du calcul pour toute la durée de l'arrêt. La CPAM ne génère aucun rejet visible dans ce cas : elle verse simplement un montant inférieur à ce qui était dû, sans que l'écart soit détecté côté employeur.

Anomalie n°3 : Des arrêts déclarés en paie mais jamais signalés en DSN

Pour qu'un remboursement IJSS soit déclenché, l'arrêt de travail doit faire l'objet d'un signalement spécifique en DSN, distinct de la simple saisie de l'absence dans le logiciel de paie. Dans un certain nombre de cas, cet envoi n'est pas réalisé, parce que le process interne ne prévoit pas de vérification systématique, parce que la personne en charge du signalement a changé, ou parce qu'une erreur technique a bloqué la transmission sans qu'une alerte soit remontée. Le dossier reste alors en attente côté CPAM sans que l'employeur en soit informé, et aucun remboursement n'est versé.

Anomalie n°4 : Des indemnités de prévoyance versées sur une base de calcul erronée

Les indemnités complémentaires versées par l'organisme de prévoyance sont calculées sur la base de règles définies contractuellement. Lorsque l'assiette de calcul transmise à l'organisme ne correspond pas au salaire réel du salarié, notamment en cas de changement de rémunération, de prime exceptionnelle ou de modification de contrat, les indemnités versées sont inexactes. Cette anomalie peut produire deux types de situations opposées : un sous-versement qui constitue une perte pour l'entreprise, ou un trop-perçu qui expose l'entreprise à un risque de redressement URSSAF si les sommes concernées sont soumises à cotisations.

Anomalie n°5 : Des remboursements CPAM reçus mais jamais rapprochés des dossiers salariés

Dans les entreprises où la gestion des IJSS est morcelée entre plusieurs services, il arrive fréquemment que les virements de la CPAM soient enregistrés en comptabilité sans être rapprochés du dossier salarié correspondant. En conséquence, des dossiers restent ouverts et font l'objet de relances alors que le remboursement a déjà été reçu, tandis que d'autres, pour lesquels aucun versement n'a été effectué, ne sont pas identifiés comme étant en attente de recouvrement. L'absence de rapprochement systématique entre les flux bancaires et les encours IJSS est l'une des principales sources d'inefficacité opérationnelle dans la gestion des indemnités journalières.

Anomalie n°6 : Des trop-perçus de prévoyance non détectés et non régularisés

À l'inverse des sous-versements, les trop-perçus de prévoyance passent encore plus souvent inaperçus. Lorsqu'un salarié reprend le travail, que son arrêt est modifié rétroactivement, ou que les conditions de versement de la prévoyance évoluent en cours d'arrêt, il peut arriver que l'organisme de prévoyance continue de verser des indemnités au-delà de ce qui était dû. Ces trop-perçus, lorsqu'ils ne sont pas détectés et régularisés rapidement, s'accumulent et peuvent, selon leur nature, être requalifiés lors d'un contrôle URSSAF comme des sommes soumises à cotisations sociales.

Anomalie n°7 : L'absence de suivi formalisé entre les services RH, paie et comptabilité

Cette dernière anomalie est d'une nature différente des précédentes : ce n'est pas une erreur de traitement ponctuelle, c'est une défaillance structurelle qui explique pourquoi les six anomalies précédentes persistent dans le temps. Dans la plupart des entreprises, la gestion des IJSS repose sur une chaîne d'acteurs distincts, les ressources humaines pour le suivi des arrêts, la paie pour les déclarations DSN, et la comptabilité pour l'enregistrement des remboursements, sans qu'aucun processus ne formalise les responsabilités de chacun ni ne permette une vision consolidée des encours. En l'absence de cette coordination, les anomalies ne sont pas détectées au fil de l'eau : elles s'accumulent d'un exercice à l'autre jusqu'à ce qu'un audit les mette enfin au jour.

Les points en commun de ces anomalies

Aucune de ces sept anomalies ne résulte d'une négligence volontaire. Elles sont le produit de processus fragmentés, de données non centralisées et d'une absence d'outil capable de croiser automatiquement les flux CPAM, DSN et prévoyance. C'est précisément pour y remédier que Spayr a conçu sa solution : identifier les anomalies en continu, alerter les équipes concernées avant que les délais ne soient dépassés, et structurer un process de gestion des IJSS qui ne repose plus sur des vérifications manuelles ponctuelles.

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